aide aux enfants tibétains
Siddhartha     parrainages     possiblités     actualités     contact


ACTUALITES

Travaux à Darjeeling

L'an passé, nous évoquions l'impérieuse nécessité de réparer les toits du vieux bâtiment, âgés de plus de trente ans et soumis à rude épreuve par des conditions climatiques difficiles. Au cours de l'été 2000, Rangdreul Rinpotché qui a vécu longtemps au monastère fondé par son père, s'est rendu sur place pour superviser les travaux. Deux très bons professionnels de la charpente et de la zinguerie l'ont accompagné pour l'aider à mener la tâche à bien. Une partie du toit est dans le style tibétain, à quatre pentes et habilement ornée. Elle a été refaite à neuf, le travail du cuivre étant confié à de bons artisans locaux. L'autre partie, constituée de terrasses, est plus vulnérable à la mousson. Pour garantir une meilleure longévité, la chape des terrasses a été refaite, et recouverte d'un dallage étanche. Il a fallu également reprendre certaines menuiseries. Ces travaux représentant une dépense importante, la Fondation d'Entraide Bouddhique Internationale a apporté son concours à Siddhartha pour leur financement.
Laissée en suspens à cause de ces urgents travaux de réfection, la question du stockage de l'eau doit être à nouveau envisagée. Au fil des ans, la situation devient de plus en plus difficile. L'eau, livrée par camion est l'objet de fortes tensions et spéculations. Il y a eu de nombreux incidents à Darjeeling cet hiver, liés à la pénurie d'eau. La région n'en manque pas, mais les réseaux qui datent de la colonisation britannique n'ont jamais été revus en fonction de l'augmentation très forte de la population. En attendant une très hypothétique et lointaine réfection de l'adduction d'eau, la solution à mettre en œuvre est le stockage maximum à la saison des pluies. Nous espérons que les travaux de construction d'une citerne pourrons débuter bientôt, l'hygiène et la santé des enfants en dépendent.

Lhodrak Kartchou

Nous essayons d'avancer dans le projet visant à aider le monastère de Lhodrak Kartchou, situé à Jakar Dzong dans la vallée du Boumthang au nord-est du Bhoutan. Dirigé par Namkhaï Nyingpo Rinpotché, ce monastère situé dans une région magnifique mais reculée abrite plus de 200 moines.
La croissance rapide du nombre des enfants admis au monastère et le développement du collège monastique où étudient les plus grands nécessitent régulièrement des investissements importants.
Namkhaï Nyingpo Rinpotché, qui est venu quelques jours en Dordogne cet hiver, nous expliquait que les investissements indispensables ont été financés par des emprunts auprès du gouvernement bhoutanais, mais que les taux d'intérêts sont très élevés et qu'il a beaucoup de mal à faire face aux échéances. A ces charges, il faut ajouter les frais de fonctionnement qui augmentent avec le nombre des moines.
Rinpotché nous disait qu'il n'avait pas le courage de refuser les demandes, souvent pressantes, d'entrée au monastère.

La formule des parrainages permet d'assurer un revenu régulier pour l'entretien des enfants et s'avère donc plus qu'utile. Jusqu'ici, le nombre de parrains que nous avons réuni est très faible pour faire face à des besoins énormes.
Rinpotché nous a fait parvenir les photos de vingt jeunes moines dont la situation est la plus fragile. Nous espérons sensibiliser le plus grand nombre de personnes aux difficultés de ce monastère.

Gourou Lhakang

A l'entrée de Gangtok, la capitale du Sikkim, se trouve le petit monastère que l'on nomme Gourou Lhakang, littéralement le Temple du Maître, à cause de la grande statue du maître Padmasambhava qui se trouve à l'intérieur. Padmasambhava, appelé également Gourou Rinpotché, fut le maître indien qui introduisit le bouddhisme au Tibet au VIIIème siècle. A une grosse demi-journée de route de Darjeeling, ce petit monastère est entièrement lié à la vie de celui d'Orgyen Kunsang Chökhorling, déjà bien connu des parrains et donateurs de Siddhartha. Au début des années 80, Sa Sainteté le Dalaï Lama en avait confié la gestion à Koungo Nima Zangpo qui prenait alors également en mains le monastère de Darjeeling. Koungo a eu beaucoup à cœur de restaurer les bâtiments et le temple en très mauvais état afin de faire revivre l'endroit, tout en permettant aux jeunes moines présents de vivre dans des conditions décentes. Alors que son œuvre était en voie de parfait achèvement, il est décédé pendant une visite du chantier. Un an plus tard, en novembre 2000, le monastère entier lui a rendu hommage au cours d'une semaine de cérémonies (voir ci-dessous). Maintenant, ce petit monastère mène une vie presque indépendante, à ceci près que ses finances sont à la charge du monastère "mère" de Darjeeling. Pour faire face aux dépenses liées à la vie sur place de nouveaux moines, nous avons lancé une nouvelle campagne de recherche de parrains.

Nos amis racontent...

Les moines attendent, leur khata à la main. Calme, patience et sérénité. D'autres effectuent des circumnambulations autour du temple, font tourner leurs moulins à prières, murmurent des mantras. La cour, paisible, du monastère, comme un oasis. Devant le portail, les voitures qui défilent, du bruit, de la poussière. Les moines nous adressent des sourires lumineux. De temps en temps, nous échangeons un ou deux mots avec eux. Une heure passe. On nous amène du thé au beurre. Une autre heure passe. Enfin, une voiture s'arrête devant le portail, Tsètrul Rinpotché en descend. Les moines l'accueillent avec beaucoup de vénération et de joie.
Tsètrul Rinpotché va guider la boum-tsok poudja, la cérémonie d'offrandes de 100 000 tsok, et commémorer le premier anniversaire de la mort de Koungo Nima Zangpo, le lama qui dirigeait ce monastère et celui d'Orgyen Kunsang Chökhorling à Darjeeling.
Le lendemain, la grande terrasse ressemble à une fourmilière. Ici, des moines, assistés par des laïcs, préparent de la pâte dans d'immenses bacs. Là, d'autres la roulent en autant de serpents que l'on cuit ensuite dans l'huile bouillante. Les gâteaux sont destinés à l'offrande du tsok. A une autre table, un groupe prépare des légumes pour le souper. Une bâche en plastique bleue baigne la terrasse d'une lumière bleuâtre. Chacun s'adonne à sa tâche, les yeux des plus petits moines brillent d'enthousiasme. A l'intérieur, d'autres moines confectionnent des tormas. Dans une concentration sereine, leurs petites mains habiles créent des formes multicolores décorées d'ornements.
Nous filmons les activités, prenons des photos des moines, un par un, pour la documentation de Siddhartha afin de trouver des parrains et des marraines. Nous finissons par des interviews. Tenzin s'occupe de la traduction, reprise par un des plus jeunes moines au moment où il s'absente.
Tenzin est un des fils de Jigkdrala et de Tsamcheula, la nièce de Koungo Nima Zangpo. Un autre de leur fils est moine dans ce monastère dont ils s'occupent tous les deux. Les moines-enfants trouvent en eux beaucoup d'amour parental.
Le troisième jour, les célébrations peuvent commencer. Elles durent du matin jusqu'au soir. Les petits moines, assis au fond du temple, bougent et rigolent, cherchant à se détendre après de longues heures de concentration. Un rayon de soleil passe sur leur visage, marquant le temps qui passe. Des gens passent, effectuent des prosternations, quelques prières et des offrandes. Dehors, les chants et la musique se mêlent au bruit des voitures. Trois fillettes indiennes, attirées par les sons, observent la scène. Des femmes âgées tournent autour du temple, laissent glisser les perles de leurs malas entre leurs doigts. Une vieille est assise à côté du grand moulin à prière, enveloppée dans une couverture. Puis, quelques gouttes se mettent à tomber avec la nuit et cette première journée de poudja finit sous une pluie dense. La cérémonie durera encore neuf jours.
K.L